De gauche à droite : Francis et Laurent
Dans l’ombre, le service technique communal veille chaque jour à maintenir les routes, les trottoirs et les espaces publics de la commune en bon état. Au volant de leurs engins, ils parcourent inlassablement les 28 villages de Léglise, assurant ainsi la sécurité et le confort des citoyens lors de leurs déplacements. Pour cette édition, nous avons interrogé, Francis et Laurent, ouvriers du service technique. Ils nous dévoilent les facettes d’un métier essentiel, rythmé par les saisons et les exigences du terrain.
Deux parcours, une même mission : la propreté de la commune
Aujourd’hui collègues, Francis et Laurent viennent pourtant d’horizons bien différents. Francis, originaire d’Assenois, entame sa sixième année au sein du service technique. « Avant de rejoindre la commune, j’ai travaillé comme ouvrier mineur puis comme poseur de voies au chemin de fer ». Une fois arrivé au service technique, il s’est spécialisé dans l’entretien des abords de nos routes.
Laurent, quant à lui, a rejoint l’équipe en juin 2025 : « J’ai travaillé 25 ans chez Delisalades. J’ai commencé comme chauffeur puis comme responsable logistique, avec une dizaine de personnes sous ma direction », explique-t-il. L’opportunité d’un poste de chauffeur à la commune s’est présentée comme une évidence pour poursuivre sa carrière de chauffeur tout en se déchargeant du management. Il est aujourd’hui aux commandes de la balayeuse communale.
L’épareuse et la balayeuse
Le travail des deux collègues est rythmé par les saisons et les spécificités de leurs machines. Pour Francis, l’outil quotidien est l’épareuse, cet impressionnant bras débroussailleur monté sur tracteur. Sa mission principale : le fauchage des accotements et la taille des haies le long des voiries, assurant une bonne visibilité aux automobilistes. Une tâche colossale quand on sait que la commune compte plus de 500 km de routes à entretenir. « Le fauchage, c’est de mai à septembre. Sur l’année, on fait trois passages. Il y a quand même plus de 500 km de voiries à gérer, donc ça prend du temps », précise-t-il.
De son côté, Laurent sillonne les rues au volant de la balayeuse. Son objectif : nettoyer les caniveaux et les avaloirs de façon mécanique, ou encore manuellement, et ce, toute l’année. Un travail minutieux qui demande patience et précision : « Quand c’est vraiment bien sale, je roule à un peu moins d’un kilomètre à l’heure. Un village comme Louftémont, il me faut pas loin de quinze jours pour le faire entièrement ». L’objectif est de réaliser deux passages complets par an sur toute la commune, tant que la météo le permet, car la seule contrainte de la machine est le gel.
Ce qui plaît particulièrement aux deux agents, c’est l’autonomie dont ils jouissent. Ils organisent eux-mêmes leurs tournées, en tenant compte des priorités et des demandes ponctuelles.
Entre autonomie et polyvalence
Hors saison ou en cas de besoin, la polyvalence est de mise. Francis donne un coup de main en tant qu’homme à tout faire auprès de ses collègues, tandis que Laurent assiste les forestiers dans l’abattage, l’élagage, etc. Ils effectuent aussi des réparations ou des entretiens de signalisations avec leurs collègues. « Ce qui me plaît dans mon nouveau métier : le fait de devoir maîtriser différents outils et machines, le fait de travailler pour le bien-être des citoyens, et de constater leur reconnaissance envers notre travail, l’esprit d’équipe, important pour effectuer notre travail de façon efficace et dans la bonne humeur. », souligne Laurent. En hiver, tous deux participent également, avec d’autres agents, au déneigement et au salage des routes, prêts à intervenir de jour comme de nuit.
Un appel au civisme pour faciliter leur travail
Si nos ouvriers mettent tout en œuvre pour garder la commune propre et sûre, un petit geste des citoyens pourrait considérablement contribuer à la propreté de nos rues. Laurent rappelle une règle souvent oubliée : « Le citoyen doit maintenir le bon état de propreté des trottoirs, des accotements et des filets d’eau devant chez lui. Si ça, c’était déjà fait, ce serait un gain de temps énorme pour nous ». Un petit geste qui, multiplié à l’échelle de la commune, ferait une grande différence.
Le travail de nos agents est indispensable à la qualité de notre cadre de vie. La prochaine fois que vous croiserez l’épareuse ou la balayeuse sur les routes de la commune, un petit signe de main sera une belle marque de reconnaissance pour Francis, Laurent et l’ensemble de leurs collègues.