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Histoire & Géographie

Vous trouvrez sur cette page un historique succinct de notre région et des villages qui la composent. De la préhistoire jusqu'à nos jours, vous en apprendrez davantage sur les découvertes faites sur ce qui est aujourd'hui notre territoire communal, ainsi que sur l'histoire de ce dernier.

L'Office du Tourisme et la Bibliothèque communale mettent également à disposition une série d'ouvrages concernant l'histoire de notre commune, et peuvent vous aider dans vos éventuelles recherches.

Situation & Territoire

Léglise, c’est avant tout quelques 4.800 habitants qui se partagent 28 villages et hameaux étalés sur 17.292 hectares. C’est aussi 6 anciennes communes fusionnées depuis 1976 :

  • Assenois avec Habaru, Bernimont, Chevaudos, Lavaux, Naleumont, Nivelet et Les Fossés;
  • Léglise avec Wittimont, Burnaimont, Narcimont et Gennevaux;
  • Mellier avec Thibessart et Rancimont;
  • Ebly avec Chêne, Vaux-lez-Chêne, Maisoncelle et Bombois;
  • Witry avec Traimont, Volaiville et Winville;
  • Louftémont avec Behême et Vlessart.
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Léglise, c’est encore 9.022 hectares de forêts (dont le beau massif de la forêt d’Anlier), soit 52 % du territoire communal. Quant aux terres agricoles, elles recouvrent 39 % du sol.
Située sur le versant sud du haut plateau ardennais, cette contrée est composée d’un ensemble de plateaux entaillé par les cours d’eau (la Géronne, la Sûre, la Mellier, la Mande Brat…).
Véritable plaque tournante entre l’Ardenne du Nord, la Gaume et la Lorraine, elle est traversée par la N 40 (d’Arlon à Neufchâteau) et surtout, depuis 1990, par l’autoroute E 411 (d’Arlon à Bruxelles).

Préhistoire - Âge du fer

PREHISTOIRE
Découverte d’une hachette en silex poli au lieu-dit "Sous-les-Vents" (Néolithique) à Bernimont.
AGE DU BRONZE (environ 1700 à 800 avant J.C.)
Découverte d’une pointe de lance en bronze, à Thibessart. Cette pièce d’exception est exposée aux Musées Royaux d’Art et d’Histoire de Bruxelles.
AGE DU FER (8ème S. au 1er S. avant J.C.)
Les nécropoles celtiques de Léglise date du 5ème S. avant J.C. - Période de la Tène.
La nécropole de Nivelet a livré la première tombe à char des Ardennes ainsi que la plus belle fibule de cette époque, actuellement conservée au Musée d’Arlon.
Les tombelles de Léglise (au lieu-dit "Gohimont") ont livré 19 tombes, 2 bûchers et 4 tombes à char, ainsi qu’un mobilier exceptionnel (bijoux en bronze, pointes de lance, pièces d’arnachement, vases...)

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Pointe en bronze Bracelet en bronze

Au "Rolet", à Witry, on a découvert une tombe à char (avec accessoires dont une trousse de toilette) et une tombe féminine (avec torque, agrafe…). D’autres tombes celtiques ont été découvertes dans les environs d’Ebly. La rue des "Tombelles" est là pour le rappeler.

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Collier en bronze Décoration de harnais de cheval en bronze Trousse de toilette en fer

Période gallo-romaine

Aucune voie romaine importante ne traversait la terre de Léglise : seul subsiste aujourd’hui, un diverticule de la chaussée Brunehaut (Reims–Trêves) entre Chevaudos et Bernimont. Mais on fit des découvertes non négligeables :

  • Une villa romaine du 2ème S. au lieu-dit "Aux Mairies" à Ebly (cimetière proche, hypocauste, poteries, etc).
  • Un cimetière gallo-romain au lieu-dit "Sur les Uyets" à Volaiville : mise à jour de 23 tombes à incinération.
  • Deux villas à Witry : aux lieux-dits "Les Maisons brûlées" et "Lestiva".
  • Une villa à Volaiville, à "Jahlifet".
  • Un site gallo-romain à Winville, au "Bois de Louvet" ainsi qu’une nécropole au lieu-dit "Moirgotte au Parc".

Haut Moyen-âge

Les défrichements et l’accroissement de la population provoquèrent une réorganisation administrative de la région qui constituera plus tard le "Pagus Ardennensis" dont la plus ancienne mention remonte à 767-768.

Période mérovingienne : à Ebly, on découvre une hache et deux cimetières dont un dans le village même, au lieu-dit "Sur les Tombes" (début 7ème S.), l’autre à la limite vers Massul (Neufchâteau).

Période carolingienne : les Carolingiens, dans leurs pérégrinations à travers la forêt d’Ardenne, s’y arrêtent, notamment pour chasser : ainsi le séjour de Pépin le Bref dans son palais de Mellier (Maslario palatio) est cité en 763. Une charte de 888 cite Maslario comme fisc carolingien.

De cette époque doit dater la création de la paroisse primitive du ban de Mellier, nommée paroisse de Léglise (une seule église sur le site actuel de l’église de Léglise, d’où l’origine du nom de ce village). Gennevaux, Habaru, Lavaux, Les Fossés, Mellier, Rancimont, Thibessart, Naleumont, Narcimont, Nivelet, et Wittimont en faisait partie. Cette situation durera jusqu’à la fin du 18ème S. qui voit l’émiettement des paroisses primitives.

Moyen-âge

MELLIER : Un donjon est érigé à Mellier vers 1060 (sur la motte féodale dite "Haut de la Cour", classée en 1981 et fouillée par A.MATTHYS en 1983).

Vers 1180, Thierry, frère cadet du Comte de Chiny Louis III, reçut en apanage la seigneurie de Mellier. Quant aux villages de Chêne, Witry et Mellier (et sans doute leurs alentours), ils seront renseignés comme localités jalonnant les limites du Comté de Chiny. Le château de Mellier jouant alors le rôle de (petite) forteresse.

 

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Donjon de Mellier

Au 14 ème s., le ban de Mellier et la Terre de Neufchâteau formeront la Seigneurie de Neufchâteau et leur destinée sera commune jusqu'à l'invasion française de 1795. Berceau des seigneurs de Mellier et de Neufchâteau, le château de Mellier, sans doute détruit, ne sera plus cité après 1645.

EBLY : Dès le 13e S., l'église d'Ebly figure au nombre des paroisses relevant du domaine de l'abbaye d'Orval.
A partir du 13e S., les vicissitudes des successions et donations matrimoniales conduiront à l’établissement de petites seigneuries.

Temps modernes

Il est écrit qu’en 1618, Assenois, Habaru, Léglise, Les Fossés et Mellier étaient fiefs de la Terre de Neufchâteau :
ASSENOIS : ce village dit "d'entrecours" relevait des seigneurs de Neufchâteau, et du Comte de Chiny. Les familles de Hardy, de Habaru et de Lamock se succédèrent, siégeant dans leur demeure, située à l’emplacement de l’ancien château (qui lui date du début 19e S.).
HABARU : la famille de Habaru y détenait une maison de fief (aujourd’hui : ferme Belche), détenue ensuite par les de Nonancourt puis les de Sénocq qui y vivaient encore au 19e S.). Au 18e S., le village possédait un étonnant cheptel : 300 à 400 moutons.

LEGLISE : le château seigneurial, sorte de maison-ferme, se dressait sur le site de l’actuelle maison communale. Il fut démoli en 1858.
WITTIMONT : les familles nobles s’y succédant étaient celles de : de Hosseuse, de Lassus et de Wittimont. Mais l’emplacement d’un château reste inconnu.

Ailleurs, différentes familles nobles se partagent les terres :

CHENE : cette ancienne seigneurie possédait son propre château. Le seigneur y vivait encore en 1340. Ensuite, d’autres nobles se la partagèrent
VAUX-LEZ-CHENE : le château du 17e S. brûla en 1889. Subsistent aujourd’hui les bâtiments de ferme et une partie du mur qui l’entourait.
WITRY : cette seigneurie se composait des villages de Witry, Volaiville, Traimont et Winville. Ses seigneurs les mieux connus étaient ceux d’Everlange. Le château fut détruit par un incendie en 1807 et les débris des bâtiments furent vendus. Quant au grand moulin de Volaiville, construit aux 15e – 16e S., il appartenait à l’ordre de Saint-Hubert.
LOUFTEMONT , BEHEME et VLESSART firent partie pendant des siècles de la cure d’Anlier. De même, la seigneurie d’Anlier rayonna sur la région.

LA CARTE D’ARENBERG
En 1609, les ducs d’Arenberg firent peindre leur Seigneurie de Neufchâteau sur une toile de 3m.70 sur 2m.10. On y distinguait, entre autre: Gennevaux, Wittimont, Narcimont, Léglise, Nivelet, Bernimont, Habaru, Naleumont, Assenois, Les Fossés, Lavaux et Mellier. Une copie de cette source iconographique capitale est exposée dans la salle du Conseil de l’Hôtel de Ville de Neufchâteau.

LES FORGES DE MELLIER

La forge de Mellier-Bas (1617-1619) et la forge de Mellier-Haut (vers 1620) furent érigées par deux Chimaciens : François de Gosée et Pierre Goens. En 1731, elles deviennent propriété du duc de Looz-Corswarem: les deux forges fusionneront en 1750 et connaîtront dès lors un plein essor durant 30ans.

Mais suite à la révolution française, les forges sont mises sous séquestre. En 1837, le duc Prosper Louis d'Arenberg se rend acquéreur du complexe usinier. Mais il est trop tard: les forges ne seront jamais redressées. Vers 1856, deux fours à chaux seront encore installés à Mellier-Haut, pour tenter d’y maintenir une activité, mais en vain.

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Les Forges de Mellier
(A. Laurent)
Fours à chaux
(A. Laurent)

Les FOIRES de l’Ermitage du BISEUX
Un ermite s’était installé dans une clairière du bois de Rulles, sur le Ban de Mellier. Dès 1659, il y organise un pèlerinage agrémenté d’une foire aux étoffes de lin (bissus = toile). Les foires du Biseux, d’une importance considérable, auront lieu deux fois l’an. Elles seront supprimées en 1804.

LA PERIODE AUTRICHIENNE
Sous le règne de Marie-Thérèse (1740-1780), on construisit la route dite de Luxembourg aux Pays – Bas qui passait par Léglise, permettant ainsi à la région de sortir d’un certain isolement.
Une légende raconte que l’impératrice Marie-Thérèse d’Autriche s’est arrêtée à Thibessart. La façade de l’ancien moulin porte toujours une pierre sculptée datée de 1778, aux armoiries de la Maison d’Autriche.

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Pierre aux armoireries
de la Maison d'Autriche

19e et 20e siècles

En ce 19e S., on voit s’activer les tanneries, les moulins, les scieries et huileries. En 1858, Lavaux et Mellier sont traversés par la ligne de chemin de fer Bruxelles - Arlon. Une activité industrielle intéressante pour cette époque s’épanouit . Ainsi à Léglise, la famille Wathelet – Roger se lança dans la fabrication de liqueurs artisanales qui seront célèbres dans toute la Wallonie. Créée en 1869, cette distillerie ferma ses portes en 1970. Les bâtiments trônent toujours rue de la Distillerie.

Le couvent de Narcimont : de 1904 à 1921, des religieuses françaises, fuyant la politique anticléricale de leur pays, s’installèrent dans une ferme qui devint alors "le couvent". Il en reste aujourd’hui la rue "du couvent" et l’ancien cimetière des sœurs, domaine privé.

LA TORNADE
C’est sans conteste le 20 septembre 1982 que le petit village de Léglise devint célèbre : une violente tornade le balaya ce soir là, laissant derrière elle un paysage d’apocalypse : murs démolis, toits arrachés, sol recouvert de débris … et par miracle aucune victime !

Grâce à un mouvement de solidarité venu du pays tout entier, on reconstruisit les maisons. Ce qui eut pour conséquence urbanistique, de modifier quelque peu la configuration qu’on lui connaissait antérieurement. La quasi-totalité des toitures d’ardoises à croupettes a été refaite mais certains bâtiments irrécupérables ont disparu définitivement, comme le presbytère (2e moitié du 18e S.) et quelques volumes d’anciennes fermes et annexes.

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L'église après la tornade L'église rénovée


Renseignements & Bibliographie
Léglise, 28 villages au fil du temps, Commission culturelle et sportive de Léglise, 1997. (063/43.00.00)
GEUBEL A. et GOURDET L., Histoire du Pays de Neufchâteau. La ville. La seigneurie. Le ban de Mellier. Duculot, Gembloux, 1956.
TANDEL E., Les communes luxembourgeoises, t.VI a. L’arrondissement de Neufchâteau, in Annales de l’Institut archéologique du Luxembourg, t. XXVII, 1893, p.1-310.,
HANNICK P. et DUVOSQUEL J.-M., La carte d’Arenberg de la Terre et prévôté de Neufchâteau en 1609 (avec le ban de Mellier et la seigneurie de Bertrix). Edition commentée et enrichie d’un dossier cartographique (XVIIIè-XXè siècles), Bruxelles, 1996.