Histoire
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PREHISTOIRE AGE DU BRONZE (environ 1700 à 800 avant J.C.) AGE DU FER (8ème S. au 1er S. avant J.C.) La nécropole de Nivelet a livré la première tombe à char des Ardennes ainsi que la plus belle fibule de cette époque, actuellement conservée au Musée d’Arlon. Les tombelles de Léglise (au lieu-dit "Gohimont") ont livré 19 tombes, 2 bûchers et 4 tombes à char, ainsi qu’un mobilier exceptionnel (bijoux en bronze, pointes de lance, pièces d’arnachement, vases...) |
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| Pointe en bronze | Bracelet en bronze |
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Au "Rolet", à Witry, on a découvert une tombe à char (avec accessoires dont une trousse de toilette) et une tombe féminine (avec torque, agrafe…). |
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| Collier en bronze | Décoration de harnachement de cheval en bronze | Trousse de toilette en fer |
Aucune voie romaine importante ne traversait la terre de Léglise : seul subsiste aujourd’hui, un diverticule de la chaussée Brunehaut (Reims–Trêves) entre Chevaudos et Bernimont. Mais on fit des découvertes non négligeables :
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Les défrichements et l’accroissement de la population provoquèrent une réorganisation administrative de la région qui constituera plus tard le "Pagus Ardennensis" dont la plus ancienne mention remonte à 767-768.
De cette époque doit dater la création de la paroisse primitive du ban de Mellier, nommée paroisse de Léglise (une seule église sur le site actuel de l’église de Léglise, d’où l’origine du nom de ce village).
Gennevaux, Habaru, Lavaux, Les Fossés, Mellier, Rancimont, Thibessart, Naleumont, Narcimont, Nivelet, et Wittimont en faisait partie. Cette situation durera jusqu’à la fin du 18ème S. qui voit l’émiettement des paroisses primitives. |
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MELLIER: Un donjon est érigé à Mellier vers 1060 (sur la motte féodale dite "Haut de la Cour", classée en 1981 et fouillée par A.MATTHYS en 1983). |
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| Donjon de Mellier |
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Au 14 ème s., le ban de Mellier et le Terre de Neufchâteau formeront la Seigneurie de Neufchâteau et leur destinée sera commune jusqu'à l'invasion française de 1795. Berceau des seigneurs de Mellier et de Neufchâteau, le château de Mellier, sans doute détruit, ne sera plus cité après 1645.
EBLY: Dès le 13 ème s., l'église d'Ebly figure au nombre des paroisses relevant du domaine de l'abbaye d'Orval. A partir du 13ème S., les vicissitudes des successions et donations matrimoniales conduiront à l’établissement de petites seigneuries. |
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Les Seigneuries ASSENOIS : ce village dit "d'entrecours" relevaitdes seigneurs de Neufchâteau, et du Comte de Chiny. HABARU : la famille de Habaru y détenait une maison de fief (aujourd’hui : ferme Belche), détenue ensuite par les de Nonancourt puis les de Sénocq qui y vivaient encore au 19ème S.). Au 18ème S., le village possédait un étonnant cheptel : 300 à 400 moutons. LEGLISE : le château seigneurial, sorte de maison-ferme, se dressait sur le site de l’actuelle maison communale. Il fut démolit en 1858. N’en subsiste qu’une ancienne entrée charretière dans laquelle s’encastre une pierre armoriée du 18ème S.. On y voit encore les écussons des famille d’Obange, de la Cour, de Lanchette et de Sologures. CHENE : cette ancienne seigneurie possédait son propre château. Le seigneur y vivait encore en 1340. Ensuite, d’autres nobles se la partagèrent VAUX-LEZ-CHENE : le château du 17ème S. brûla en 1889. Subsistent aujourd’hui les bâtiments de ferme et une partie du mur qui l’entourait. |
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WITRY : cette seigneurie se composait des villages de Witry, Volaiville, Traimont et Winville. Ses seigneurs les mieux connus étaient ceux d’Everlange. Le château fut détruit par un incendie en 1807 et les débris des bâtiments furent vendus. Quant au grand moulin de Volaiville, construit aux 15ème – 16ème S., il appartenait à l’ordre de Saint-Hubert.
LES FORGES DE MELLIER
La forge de Mellier-Bas (1617-1619) et la forge de Mellier-Haut (vers 1620) furent érigées par deux Chimaciens : François de Gosée et Pierre Goens. En 1731, elles deviennent propriété du duc de Looz-Corswarem: les deux forges fusionneront en 1750 et connaîtront dès lors un plein essor durant 30ans. Mais suite à la révolution française, les forges sont mises sous séquestre. En 1837, le duc Prosper Louis d'Arenberg se rend acquéreur du complexe usinier. Mais il est trop tard: les forges ne seront jamais redressées. Vers 1856, deux fours à chaux seront encore installés à Mellier-Haut, pour tenter d’y maintenir une activité, mais en vain. |
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| Les Forges de Mellier (A.Laurent) | Fours à chaux (A. Laurent) |
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Les FOIRES de l’Ermitage du BISEUX
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En ce 19ème S., on voit s’activer les tanneries, les moulins, les scieries et huileries. En 1858, Lavaux et Mellier sont traversés par la ligne de chemin de fer Bruxelles - Arlon. Une activité industrielle intéressante pour cette époque s’épanouit . Ainsi à Léglise, la famille Wathelet – Roger se lança dans la fabrication de liqueurs artisanales qui seront célèbres dans toute la Wallonie. Créée en 1869, cette distillerie ferma ses portes en 1970. Les bâtiments trônent toujours rue de la Distillerie. C’est sans conteste le 20 septembre 1982 que le petit village de Léglise devint célèbre : une violente tornade le balaya ce soir là, laissant derrière elle un paysage d’apocalypse : murs démolis, toits arrachés, sol recouvert de débris …et par miracle aucune victime ! |
![]() ![]() Eglise après la tornade |
![]() ![]() Eglise rénovée ensuite |
| Renseignements /Bibiographie : Léglise, 28 villages au fil du temps, Commission culturelle et sportive de Léglise, 1997. (063/43.00.00) GEUBEL A. et GOURDET L ., Histoire du Pays de Neufchâteau. La ville. La seigneurie. Le ban de Mellier. Duculot, Gembloux, 1956. TANDEL E., Les communes luxembourgeoises, t.VI a. L’arrondissement de Neufchâteau, in Annales de l’Institut archéologique du Luxembourg, t. XXVII, 1893, p.1-310., HANNICK P. et DUVOSQUEL J.-M., La carte d’Arenberg de la Terre et prévôté de Neufchâteau en 1609 (avec le ban de Mellier et la seigneurie de Bertrix). Edition commentée et enrichie d’un dossier cartographique (XVIIIè-XXè siècles), Bruxelles, 1996. |














